Mes lectures de juillet et août 2019

9 Sep

Comme chaque mois,

je vous présente aujourd’hui

mes dernières lectures !


Bilan  de cet été 2019 14 ouvrages :

dix romans et quatre bandes-dessinées !

Bon en fait c’est un petit peu plus 😉 , mais il y a eu aussi pas mal de romans ados présentés au fur et à mesure dans ma série de billets #unlivreunjourété2019bbbsmum ! N’hésitez pas à y jeter un coup d’œil !

Et maintenant, place aux présentations par ordre de lecture cet été !

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Nous avant tout le reste (*) de Victoria Redel aux Editions J’ai Lu : « Nous avant tout le reste » : ce pourrait être la devise de cinq amies d’enfance, réunies pour quelques jours dans la maison de la forte tête du groupe, Anna, qui est gravement malade. L’occasion de se remémorer tout ce qu’elles ont traversé, des premières amours aux séparations, des quatre cents coups de l’adolescence jusqu’aux femmes qu’elles sont devenues – la vie et son cortège de drames et de joies. Le temps a passé mais leur amitié a survécu à tout et est plus vivante que jamais.

Un texte poignant, aussi triste que magnifique! J’en suis ressortie chamboulée et pourtant tellement heureuse de l’avoir lu et avec l’envie de serrer très fort dans mes bras mes amies chères.

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Le goût du bonheur (*) de Angéline Michel aux Editions J’ai Lu : Valentina coule des jours paisibles sur sa petite île au large de l’Italie avec son fidèle acolyte à quatre pattes, Ferdinand, et travaille dans un bar. A Londres, Laure fait ses premiers pas en tant que journaliste, et tous les moyens sont bons pour épater le rédacteur taciturne qui la chaperonne. Tout oppose les deux jeunes femmes jusqu’à l’apparition inopinée d’une seule et unique photographie qui va bouleverser leurs existences à jamais…

Une lecture feel-good qui porte bien son nom ! Une petite bulle de bonheur, dépaysante et pleine de fraîcheur, des personnages attachants, cette lecture était parfaite sur mon transat mais elle le sera tout autant sous votre plaid pendant les soirées automnales !

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Le goût de la papaye (*) de Elisa Macellari aux Editions Steinkis : « Il semblait bien qu’un certain Adolf Hitler était en train de bouleverser mes projets. » Sompong est thaïlandais. Passionné par les langues étrangères, il s’engage dans l’armée avec le voyage comme seul objectif. Au printemps 1939, il est le lauréat d’une bourse lui offrant la possibilité de poursuivre ses études militaires à Berlin. C’est le début d’un long périple… Entre épopée et quête identitaire, Le Goût de la Papaye retrace les pérégrinations de Sompong à travers une Europe déchirée par la Seconde Guerre mondiale.

J’ai beaucoup aimé cette BD sensible qui apporte aussi un regard différent sur le conflit de la seconde guerre mondiale et qui nous narre l’épopée incroyable de ce personnage très attachant.

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Les savoureuses enquêtes d’Hercule Poireau et du commissaire Magret (*) de Falzar et Carrère aux Editions Jungle : La populaire émission culinaire « Chef ! Oui, chef ! » fête sa dixième saison en invitant dix chefs lauréats. L’émission spéciale, diffusée en prime time, a lieu dans le refuge isolé d’une station de ski. Mais de la viande avariée est découverte dans les cuisines, puis les cadavres de candidats. Le jeune inspecteur Hercule Poireau mène l’enquête, aidé de sa mère, la commissaire Magret.

Une très chouette BD qui m’a beaucoup amusée par ses clins d’œil à la fois au monde d’Agatha Christie mais aussi aux émissions tv de concours culinaire ! Une BD familiale, à lire et à prêter à vos jeunes lecteurs dès 9/10 ans, j’espère qu’il y aura d’autres titres !

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La chute, cette belle envolée (*) de Amélie Dieudonné aux Editions L’Harmattan : Elia, vingt-six ans, amoureuse, psychologue, s’épanouit dans une vie agréable. Un jour, brutalement, son quotidien chavire. Le froid s’empare de son corps, son sourire s’éteint. Dans ce roman, Amélie Dieudonné s’aventure sur les traces d’Elia, une jeune femme qui lutte pour survivre, qui lutte pour se défaire d’un job destructeur, d’une relation fanée, du carcan sociétal dans lequel elle étouffe, qui se bat pour rallumer la flamme au creux de son cœur : être soi, explosive, étincelante.

Un très joli roman sur la chute, le burn-out, les violences institutionnelles… J’ai été touchée parce que ce roman a fait écho en moi et a ravivé des souvenirs passés, mais le titre est si juste et plein d’espoir ! A retenir !

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Après la fête (*) de Lola Nicolle aux Editions Les Escales : Dans le Paris d’aujourd’hui, Raphaëlle et Antoine s’aiment, se séparent, se retrouvent… pour mieux se séparer et s’engouffrer dans l’âge adulte. En quête de sens, ils ont du mal à trouver leurs repères. Un premier roman d’une grâce absolue. Une écriture éblouissante et sensorielle. La force d’un roman générationnel.

Un roman écrit avec beaucoup de finesse et de délicatesse sur un couple qui s’éloigne et se sépare, sur la passage de la vie estudiantine à celle de jeunes actifs. J’ai aimé l’histoire mais j’ai surtout été subjuguée par l’écriture classieuse de l’autrice ! Si vous ne devez lire qu’un seul roman de la rentrée littéraire, choisissez-le !

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Au bord du monde (Dix semaines à Kaboul) (*) Patrick Clervoy et Samuel Figuiere aux Editions Steinkis : De quoi est fait le quotidien des soldats en opération ? Quelles sont leurs motivations, leurs peurs ? Comment fonctionne une équipe médicale internationale ? Qui sont les médecins qui vivent la guerre au quotidien ? Quels sont leurs liens avec la population civile ? Pourquoi des psychiatres sont-ils envoyés sur le terrain ? Médecin militaire, psychiatre, Patrick Clervoy a rejoint de nombreux théâtres d’opération au cours de ses missions. Au bord du monde est le récit des dix semaines qu’il a passées À l’hôpital militaire de Kaboul. Basé sur son journal de bord écrit sur le vif, au fil des événements, il pose un regard précis et sans concession sur les enjeux de la guerre et sa réalité quotidienne .

Une BD qui vous bouleverse, ce journal de bord se révèle être une lecture terrible avec des passages insoutenables mais aussi tellement nécessaires pour mieux comprendre l’atrocité de la guerre et les sentiments parfois ambivalents de ceux qui s’engagent. Une lecture qui marque, qui émeut, qui questionne.

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Le fils de l’Ursari (*) de Xavier-Laurent Petit, Isabelle Merlet et Cyrille Pomès aux Editions Rue de Sèvres : Quand on est le fils d’un montreur d’ours, d’un Ursari comme on dit chez les Roms, on sait qu’on ne reste jamais bien longtemps au même endroit. Harcelés par la police, chassés par des habitants, Ciprian et sa famille ont fini par relâcher leur ours et sont partis vers une nouvelle vie à Paris où, paraît-il, il y a du travail et plein d’argent à gagner. Cependant leurs rêves se fracassent sur une réalité violente. À peine installés dans le bidonville, chacun se découvre un nouveau métier. Daddu, le montreur d’ours, devient ferrailleur, M man et Vera sont mendiantes professionnelles, Dimetriu, le grand frère, est « emprunteur » de portefeuilles et Ciprian son apprenti. Un soir, Ciprian ne ramène rien de sa « journée de travail ». C’est qu’il a découvert le paradis, le jardin du « Lusquenbour » où il observe en cachette des joueurs de lézecheck. Le garçon ne connaît rien aux échecs mais s’aperçoit vite qu’il est capable de rejouer chaque partie dans sa tête. C’est le début d’une nouvelle vie pour le fils de l’Ursari.

Cette BD m’a elle aussi beaucoup touchée, il s’agit de l’adaptation du roman jeunesse éponyme. Un roman et une BD initiatiques terriblement humains qui nous parlent de déracinement et des difficultés à se reconstruire dans un pays inconnu et hostile, mais qui est aussi plein d’Espoir et incite à porter un autre regard, par delà la misère apparente.

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iLove (*) de Marion Michau aux Editions J’ai Lu : La dernière histoire de coeur d’Anouk s’est soldée par un aquaplaning dans l’eau de boudin. Un de plus. Retour à la case célibat, à l’âge critique où l’on espère tomber enceinte avant même de tomber amoureuse. Quand elle découvre dans la mémoire de son téléphone les photos d un bel inconnu, son gène de midinette prend aussitôt le contrôle de sa personnalité. Aidée par sa meilleure amie (tombée, elle, dans une routine métro-boulot-doudou), elles vont partir à la recherche de cet homme providentiel jusque sous le soleil de Barcelone. Au cours de cette quête improbable, chacune va trouver ce qu’elle ne pensait plus chercher : elle-même.

Un autre feel-good particulièrement sympathique léger mais rythmé, aussi drôle que rafraîchissant, avec une héroïne un peu fo-folle à la Bridget Jones qui pourrait tout à fait être votre bonne copine !

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La jeune fille et la nuit de Guillaume Musso aux Editions Le livre de Poche : Un campus prestigieux figé sous la neige. Trois amis liés par un secret tragique Une jeune fille emportée par la nuit

Côte d’Azur – Hiver 1992 : Une nuit glaciale, alors que le campus de son lycée est paralysé par une tempête de neige, Vinca Rockwell, 19 ans, l’une des plus brillantes élèves de classes prépas, s’enfuit avec son professeur de philo avec qui elle entretenait une relation secrète. Pour la jeune fille, « l’amour est tout ou il n’est rien ». Personne ne la reverra jamais.

Côte d’Azur – Printemps 2017 : Autrefois inséparables, Fanny, Thomas et Maxime – les meilleurs amis de Vinca – ne se sont plus parlé depuis la fin de leurs études. Ils se retrouvent lors d’une réunion d’anciens élèves. Vingt-cinq ans plus tôt, dans des circonstances terribles, ils ont tous les trois commis un meurtre et emmuré le cadavre dans le gymnase du lycée. Celui que l’on doit entièrement détruire aujourd’hui pour construire un autre bâtiment. Dès lors, plus rien ne s’oppose à ce qu’éclate la vérité.


Un appartement à Paris de Guillaume Musso aux Editions Pocket : Paris, un atelier d’artiste au fond d’une allée verdoyante. Madeline, une ex-flic londonienne, y est venue pour panser ses blessures. Gaspard, un auteur misanthrope, l’a loué pour écrire dans la solitude. À la suite d’une méprise, ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelque temps. Dans l’atelier, où plane encore le fantôme de l’ancien propriétaire, Madeline et Gaspard vont mettre au jour un secret terrifiant. Et cette découverte glaçante va les forcer à affronter leurs propres démons dans une enquête vertigineuse qui les changera à jamais.

C’est mon petit plaisir de l’été, lire un Musso et bien cette année, j’en ai enchaîné deux ! Et je n’ai pas été déçue ! Voici deux thrillers haletants que j’ai eu du mal à poser ! Une petite préférence peut-être pour l’intrigue du premier; le second ayant pas mal perturbé mes nuits de maman en mettant en scène la disparition d’un petit garçon.

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Les douze travaux d’Emeraude Kelly qui voulait changer sa vie (*) de Carole-Anne Eschenazi aux Editions J’ai Lu : Nom : Kelly Prénom : Émeraude Cheveux : roux Yeux : verts Âge : 33 ans Profession : chef de produit marketing pour la société Dulac Arrosoirs Situation sentimentale : à l’heure actuelle, néant ! Hobbies : lire des livres, voir des films, caresser mon chat Péché mignon : le chocolat blanc Emmy ne le dit pas dans sa fiche signalétique, mais elle attend tellement plus de la vie ! Fort heureusement, en acceptant les 12 défis proposés par la mystérieuse Maud, sa vie risque bien de changer rapidement…

Un roman feel-good de développement personnel. C’est frais, léger, plein de bons sentiments, mais malgré tout, les conseils et travaux soumis à l’héroïne m’ont interpellée et j’y ai pioché quelques astuces pour travailler la confiance en soi.

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Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu aux Editions Actes Sud : Août 1992. Une vallée perdue quelque part dans l’Est, des hauts-fourneaux qui ne brûlent plus, un lac, un après-midi de canicule. Anthony a quatorze ans, et avec son cousin, pour tuer l’ennui, il décide de voler un canoë et d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté, sur la fameuse plage des culs-nus. Au bout, ce sera pour Anthony le premier amour, le premier été, celui qui décide de toute la suite. Ce sera le drame de la vie qui commence. Avec ce livre, Nicolas Mathieu écrit le roman d’une vallée, d’une époque, de l’adolescence, le récit politique d’une jeunesse qui doit trouver sa voie dans un monde qui meurt. Quatre étés, quatre moments, de Smells Like Teen Spirit à la Coupe du monde 98, pour raconter des vies à toute vitesse dans cette France de l’entre-deux, des villes moyennes et des zones pavillonnaires, de la cambrousse et des ZAC bétonnées. La France du Picon et de Johnny Hallyday, des fêtes foraines et d’Intervilles, des hommes usés au travail et des amoureuses fanées à vingt ans. Un pays loin des comptoirs de la mondialisation, pris entre la nostalgie et le déclin, la décence et la rage.

La déception de l’été… Si j’ai trouvé ce roman (qui a obtenu le Goncourt en 2018) très bien écrit, je l’ai aussi trouvé glauque, désabusé, désenchanté sans le moindre espoir… J’ai certes souri aux clins d’œil à ma période adolescente avec toutes ces références des années 90, mais je ne me suis absolument pas retrouvée dans ces héros de ma génération au langage crû, aux multiples addictions, flirtant avec la délinquance, sombrant dans la noirceur et au manque cruel d’ambition. J’ai vraiment eu l’impression que le récit traitait avec mépris les enfants issus du milieu ouvrier… au point de me blesser personnellement…

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Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin aux Editions Le livre de poche : Violette Toussaint est garde-cimetière dans une petite ville de Bourgogne. Les gens de passage et les habitués viennent se confier et se réchauffer dans sa loge. Avec la petite équipe de fossoyeurs et le jeune curé, elle forme une famille décalée. Mais quels événements ont mené Violette dans cet univers où le tragique et le cocasse s’entremêlent ?

Mon énorme coup de ♥ de l’été ! Il rentre dans le top 5 de mes livres préférés, et pas qu’à cause des clins d’œil aux films de Lelouch et en particulier Le courage d’aimer que j’aime beaucoup. Cette histoire est incroyable, elle vous retourne, vous émeut, vous surprend, nous décrit l’humain dans ce qu’il a de plus beau mais aussi de plus abject.  J’ai ralenti le rythme en fin d’ouvrage pour rester un peu plus longtemps auprès de Violette, qui est pour moi un personnage solaire malgré elle ! Une pépite, un bijou, une merveille qui a reçu le Prix Maison de la Presse 2018.

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Vous trouverez bien d’autres idées, j’en suis sûre, parmi les lectures de l’été de ma copinet Mathilde sur son blog !

Les livres avec  * ont été reçus en SP, Merci

Pour vous procurer ces ouvrages

un clic sur les titres ou les couvertures

2 Réponses to “Mes lectures de juillet et août 2019”

  1. La bibliothèque de Mathy 9 septembre 2019 à 9 h 32 min #

    Contente de te lire ce matin (sachant que je ne devrais pas du tout être là, commence bien la semaine moi)

    Côté BD je ne serais tentée que par une : Les savoureuses enquêtes d’Hercule Poireau, les autres, j’ai peur d’être trop sensible

    Côté livre, je suis sûre que Nous avant tout le reste me plairait mais j’opte pour Changer l’eau des fleurs sans hésiter ! Ton avis me fait craquer. J’ai aussi réfléchi au livre de Marion Michau car j’ai beaucoup aimé Les crevettes ont le coeur dans la tête

    🙂

    • bbbsmum 9 septembre 2019 à 20 h 55 min #

      Le fils de l’Ursari te plairait beaucoup aussi j’en suis sûre !

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