Mes lectures de décembre 2019

9 Jan

Comme chaque mois,

je vous présente aujourd’hui

mes dernières lectures !


Bilan  de ce mois de décembre 2019 – 8 ouvrages :

7 romans ou témoignages  et 1 album !

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Je ne suis pas obligée de t’aimer, Maman. d’Harmony Rouanet (auto-édité) : Hermione vit dans une version moderne de «la petite maison dans la prairie». C’est le bonheur avec son mari, ses deux enfants et sa jolie maison en plein cœur des vignes. Pour en arriver là, elle a dû prendre une décision difficile, mais essentielle, pour son bien et celui de sa famille : se séparer de la personne la plus importante à ses yeux. Retour en 1980. Kate vient d’accoucher d’une petite fille et déjà, elle se ment à elle-même. Malgré ses 18 ans, elle a déjà vécu un parcours chaotique. Kate n’a pas toujours pris le bon chemin. Mais est-ce que cette naissance imprévue peut tout changer? À travers les années, nous suivons l’itinéraire d’une mère et d’une fille. L’une n’aurait pas dû être mère, l’autre n’aurait pas dû naitre. Jusqu’au jour de la révélation-choc qui bouleversera tout. Sous l’emprise d’une mère toxique, est-il possible de trouver la résilience ?

Je suis Harmony sur son blog et les réseaux sociaux depuis mes débuts dans la blogosphère, c’est une chouette nana dont j’aime le franc-parler et la truculence qui cachent sa sensibilité. Je me retrouve aussi souvent dans ses avis sur les lectures qu’elle présente, j’avais donc très envie de lire son roman. J’ai été bouleversée par ce roman inspiré de sa vie, où elle raconte sa relation toxique à sa mère mais aussi sa ténacité pour survivre. C’est une histoire on ne peut plus dramatique, et qui pourtant ne sombre jamais dans le pathos. Comme je l’ai dit sur instagram, avec trois histoires, certes incomparables, cet ouvrage et ceux (présentés plus loin) de Chloé Verlhac et Lisa Depray ont fait résonner en moi le mot RESILIENCE comme si je découvrais véritablement son sens par le caractère fort de ces témoignages.

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Le parfum du mimosa de Lydy Williams (auto-édité) : Laura dira bientôt au revoir à sa trentaine. Récemment divorcée, sans travail et sans enfant, elle se retrouve dans l’impasse. Littéralement. Puisqu’elle n’a pas d’autres choix que de vivre dans la maison de feu sa grand-mère qui habitait un cul de sac, au fin fond de la Gironde rurale avec pour seules voisines, trois vieilles dames légèrement envahissantes. Une cohabitation forcée qui prend des allures de cauchemar pour la citadine qui n’a jamais aimé la campagne et encore moins les personnes âgées avec leurs habitudes agaçantes. Odette, Jacqueline et Madeleine, malgré l’isolement et les épreuves de la vie, ont chacune leur caractère et leurs passions. Laura a bien du chemin à parcourir avant d’accepter son passé, pardonner à son ex-mari et retrouver sa joie de vivre. Mais au détour d’une boite aux lettres, les gens peuvent parfois apprendre à s’apprivoiser … Un roman sur la résilience, la reconstruction et la sororité.

C’est le deuxième ouvrage que je lis de Lydie (elle, aussi, blogeuse que j’apprécie énormément ♥). Si j’avais passé un très chouette moment avec le premier, j’ai littéralement adoré ce second titre, bien plus abouti et tellement touchant. Pour preuve, j’ai eu ce petit mal être de devoir abandonner en fin de lecture ces personnages auxquels je m’étais attachée. Et je ne serai d’ailleurs pas contre une suite pour retrouver Laura et ses voisines. Je souhaite vraiment que ce roman se fasse remarquer car Lydy mérite bien plus que l’auto-édition. Vous aimez Aurélie Valogne, Virginie Grimadi, Agnès Ledig ? Foncez ! Vous ne serez pas déçus !

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Chifan ! Manger en Chine : Carnet de voyage (*) de Nicolas Jolivot aux Editions Hongfei : On se garde d’importuner un homme en train de manger, comme on s’abstient de déranger un empereur. Ce dicton dit toute l’importance qu’attachent les Chinois au fait de se nourrir : une passion chaque jour renouvelée dans une sorte de dévotion et toujours dans la bonne humeur. Nicolas Jolivot croque à cœur joie ce spectacle permanent. À sa manière il est sociologue et son regard nous éclaire sur des réalités organisatrices de la société chinoise. Car incontestablement, en Chine, c’est aussi en mangeant qu’on fait société. L’ouvrage s’organise en six chapitres et comporte une carte générale des lieux visités. Les dessins ont été réalisés en Chine, au cours de onze voyages successifs, de 2007 à 2019.

Et oui les albums, ce n’est pas que pour les enfants ! Je me suis régalée à parcourir celui-ci et à en apprendre davantage sur les coutumes culinaires en Chine ! C’est absolument passionnant ! D’autant que l’auteur mêle habilement carnet de voyage (avec ses superbes croquis) et documentaire gastronomique ( enfin… gastronomique peut-être pas toujours… à vos palais de juger! ).

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Si tu meurs, je te tue (*) de Chloé Verlhac aux Editions Plon : Le 7 janvier 2015 explose tout en miettes.
 » Ce soir là, comme à son habitude, il fabrique ses couleurs devant le JT. Et puis, saisi d’une impulsion, il se lève sans un bruit. Je le regarde du coin de l’œil. Il disparaît comme un chat. Il réapparait quelques longues minutes plus tard. Il me tend un galet, en me souriant doucement. On adore les galets. On en fait collection… Il me demande de le retourner. Il l’a signé au feutre.
Il me dit :  » Tu as vu ? Je les ai tous signés. On ne sait jamais, ça pourra valoir très cher dans quelque temps.  » C’était quelques jours avant l’attentat.
Ainsi commence le récit de Chloé. Épouse Verlhac. Mamma à la tête d’une petite tribu recomposée et pas mal de chats. Par fragments, sensations, éclats de souvenir, Chloé Verlhac reconstitue le puzzle d’une vie fracassée, d’une vie qui n’est plus pareille mais d’une vie qui continue malgré tout, âpre, belle, mordante. Une sacrée vie Tignous.
Le récit narre peu à peu les coulisses largement inconnues du grand public de l’attentat et de l’après, et une lente reconstruction des proches.

Que dire d’un tel ouvrage ! Qu’il me marquera à tout jamais… Que comme vous, je me souviendrai toute ma vie de ce 7 janvier, de cet après-midi où j’ai étreint si longtemps et si fort mon bébé de deux ans et demi et perdu un peu plus d’innocence. Comment survivre après avoir connu un tel drame d’encore plus près… quand l’homme de votre vie, père de vos enfants fait partie des disparus? Comment honorer sa mémoire tout en étant fidèle à ses convictions? C’est ce que nous raconte Chloé sans concessions, avec son lot d’émotion, de colère, de résilience comme je l’écrivais un peu plus haut dans ce billet. MERCI et RESPECT…

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Par eux, couronnée (*) de Stéphanie Broyer aux Editions L’Harmattan : Par eux, couronnée, c’est le récit poignant d’un couple qui se déchire. C’est l’histoire d’une petite fille tiraillée entre l’amour pour ses parents. C’est le portrait d’un homme écorché et à vif. C’est l’ultime hommage de cette petite fille, devenue femme, pour ce père à la vie atypique. Un témoignage d’amour dans lequel l’émotion affleure à chaque ligne.

Un récit empreint de douceur et de mélancolie qui j’en suis sûre parlera aux enfants de parents séparés, il évoque le manque, la souffrance, mais avant tout l’amour filial. Un texte délicat et tendre.

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Cachée au bout du Moi (*) de Lisa Depray aux Editions du Panthéon : Une enfant non désirée grandit mal aimée, maltraitée et abusée par des adultes prédateurs. Ce livre est l’appel au secours de la petite fille perdue devenue femme et qui survit grâce à son combat mené au jour le jour. Fine, précise et incisive, la plume décrit les souffrances subies et l’espoir silencieux : celui de se faire entendre, aider et, enfin, aimer.

Le troisième ouvrage parmi mes lectures du mois qui auraient pu illustrer un mot totem RESILIENCE. Poignant, stupéfiant, on ne peut qu’admirer l’auteure qui face à l’ignominie, face aux mauvaises rencontres, se bat, garde espoir et se tourne désespérément vers les autres pour donner ce qu’elle n’a pas reçu… Bouleversant…

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Tu fais quoi pour Noël ? Je t’évite ! (*) de Juliette Bonte aux Editions Harlequin : Charlie déteste Blade, et Blade le lui rend bien. Elle a essayé de s’entendre avec ce grand brun – vraiment ! – mais entre eux, ça ne passe pas. Le problème, c’est que Blade est un ami de James, le nouveau petit copain de la meilleure amie de Charlie. Alors, autant dire que l’éviter est sans espoir car, si les filles ont la réputation de n’aller aux toilettes qu’à deux, les hommes, eux, sont visiblement incapables de boire une bière sans leurs homologues testostéronés. Mais, quand les soirées évoluent dangereusement vers un projet de vacances en groupe pour les fêtes de fin d’année, Charlie comprend qu’elle est fichue. Car, s’il y a une chose qu’elle déteste encore plus que Blade, c’est bien Noël. Et, si Blade l’apprend, il va tout faire pour que ce séjour en Laponie devienne son pire cauchemar.

Une lecture de saison très légère, une petite pause futile au milieu de lectures plus fortes et tragiques. C’est pétillant et très facile à lire, une petite lecture bonbon qui fait du bien aussi !

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Plus que toute autre chose (*) de Fanny Gayral aux Editions J’ai Lu : Camille Delage prépare son mariage avec Hervé. Pour adoucir sa peine depuis la disparition de son père, elle articule sagement sa vie autour de la préparation de la cérémonie, des repas chez sa mère, des visites à son frère et de drôles de séances « d’ascenseur thérapie », qu’elle a instaurées à l’insu de son voisin psychanalyste. Lorsqu’un gamin de dix ans, Enzo, et son papa, Mathieu, font irruption dans son train-train, ses petits arrangements avec le quotidien vacillent ! Comment s’y retrouver dans tout ce chambardement ? Cocasse et tendre, Plus que toute autre chose est le parfait antidote à la morosité !

Un roman qui m’a également fait passer un chouette moment ! J’aime ce genre de romans « Feel-Good » qui à travers une romance toute mignonne, tendre et légère questionnent aussi d’autres sujets plus graves et très touchants : la perte d’un être cher, les maladies psychologiques, le rapport à la psychanalyse dans notre société, les enfants différents, les choix d’une vie … On rit beaucoup également entre la rigidité du personnage d’Hervé, la malice d’Enzo, la spontanéité de Camille et l’originalité et le flegme de M.Constant. A noter dans vos wish-lists.

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Vous trouverez bien d’autres idées, j’en suis sûre, parmi les lectures de décembre de ma copinet Mathilde sur son blog !

Les livres avec  * ont été reçus en SP, Merci !

Merci à Chloé Verlhac et Fanny Gayral pour leurs dédicaces ♥

Pour vous procurer ces ouvrages

un clic sur les titres ou les couvertures

4 Réponses vers “Mes lectures de décembre 2019”

  1. La bibliothèque de Mathy 10 janvier 2020 à 9 h 26 min #

    des lectures très forte pour ce mois de décembre pour toi. Je note sur un coin de page Je ne suis pas obligée de t’aimer maman, je pense que ça ferait écho en moi

    • bbbsmum 12 janvier 2020 à 15 h 11 min #

      oui des lectures pleines d’émotion ❤

  2. petitdiables 10 janvier 2020 à 13 h 20 min #

    Je t’envie de lire autant. Je lis beaucoup pour mon travail mais pas assez à mon goût pour moi.

    • bbbsmum 12 janvier 2020 à 15 h 09 min #

      C’est mon somnifère, impossible de m’endormir sans lire chaque jour. Je prends le temps de lire ( des livres et les blogs des copinets aussi) mais je ne prends pas le temps de commenter, alors merci à toi pour ce petit mot et ta fidélité ! Je t’embrasse ❤

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