Mes lectures de mars 2020

8 Avr

Comme chaque mois,

je vous présente aujourd’hui

mes dernières lectures !

Bilan de ce mois de mars 2020 – 13 ouvrages :

8 romans ou témoignages, 1 livre pédagogique  et 4 BD !

Comme vous le savez sûrement, certains ouvrages ont vu leur sortie en librairie décalée et c’est pour cela que certains titres présents dans cette sélection ne sont pas encore disponibles, mais notez-les dans vos wish-lists s’ils vous attirent et à la sortie du confinement n’hésitez pas à les découvrir ! Bonnes lectures à tous !

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C’Etait Mieux Avant de Soledad Bravi et Hervé Eparvieraux Editions Rue de Sèvres : Vous êtes né(e) sous Pompidou ou sous Giscard ? Vous avez bu du Tang et croqué des Treets ? Vous connaissez le numéro de téléphone de Guy Darbois et la recette du gloubi-boulga ? Alors ce livre est pour vous !

Un régal de me replonger dans mes souvenirs de jeunesse … Je suis fan de Soledad et quel bonheur de la retrouver dans ce livre-doudou plein de nostalgie, de tendresse pour NOS années 70 !  Vous verrez j’en suis sûre plein de souvenirs rejaillir à travers cette bd pleine d’humour, que vous regrettiez Casimir ou que vous soyiez allergiques aux sous-pulls acryliques, ce livre est aussi fait pour vous !

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Béatrice de Joris Mertens aux Editions Rue de Sèvres : Béatrice prend chaque jour le train pour se rendre au travail. Dans la cohue de la gare, un sac à main rouge attire son attention. Jour après jour, à chaque passage dans la gare, il semble l’attendre. Succombant à sa curiosité dévorante, Béatrice, en emportant l’objet chez elle, ouvre les portes d’un monde nouveau.

Une BD particulièrement esthétique ! J’ai adoré le concept, puisqu’il n’y a pas de textes et pourtant une histoire plein de détails nous est contée ! Subtils passages d’une époque à une autre pour résoudre l’énigme de l’objet mais aussi comme une forme d’introspection ou d’échappée à sa propre solitude ! Une pépite !

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Boule à zéro – tome 08: Le fantôme de la chambre 612 de Zidrou et Ernst aux Editions Bamboo : Je m’appelle Zita. Mais ici, à l’hôpital, tout le monde m’appelle « Boule à Zéro ». J’ai 13 ans et j’habite au 6e étage, réservé aux enfants. Je suis – comme qui dirait – la mascotte de cet hôpital. Il faut dire que ça fait bientôt 10 ans que j’y vis, me battant toute seule contre un cancer. Toute seule parce que ma mère est du genre courant d’air et mon père… ben, mon père, il nous a abandonnées alors que j’avais quatre ans, quand il a appris que sa… « petite fille chérie » était atteinte d’une leucémie (il est permis, ici, de huer ! ). Et vous savez quoi ? Mon père, que j’ai jamais trop connu, vient de débarquer dans ma vie… Vous allez voir qu’il va falloir que je l’adopte !

Je ne connaissais pas cette série qui en est pourtant à son tome 8, et là aussi gros coup de cœur. L’héroïne est une petit guerrière qui se bat contre le cancer. Son univers c’est donc l’hôpital, ce tome met aussi en avant la complexité des rapports humains et plus précisément des rapports au sein de la famille quand la maladie vient chambouler le quotidien.

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Tous les héros s’appellent Phénix de Jérémie Royer d’après le roman de Nastasia Rugani aux Editions Rue de Sèvres : Peut-on monter dans la voiture de quelqu’un que l’on connaît à peine ? Difficile de résister à la tentation si l’automobiliste n’est autre que monsieur Smith, le professeur d’anglais le plus fascinant et le plus séduisant du lycée. Ce soir-là, il a proposé à Phénix et à sa petite soeur, Sacha, de les raccompagner chez elles, de l’autre côté du lac. Elles sont montées dans sa Chevrolet immaculée, et il les a conquises le temps d’un trajet. Quelques jours plus tard, c’est leur mère, Erika, qui se laissait séduire. Monsieur Smith est venu de plus en plus souvent à la maison, accumulant les bons points, avec son don pour la pâtisserie et ses faux airs de Gregory Peck. Phénix et Sacha ont bien remarqué qu’il était un peu trop strict et autoritaire, parfois dur et cassant sans raison. Oh, trois fois rien, pas de quoi s’inquiéter. Comment auraient-elles pu se douter qu’elles venaient de faire entrer le loup dans la bergerie ?

Cette 4ème BD du mois m’a elle aussi complément conquise. Je ne connaissais pas l’histoire dont elle est l’adaptation et j’ai littéralement été bouleversée par cette histoire de spirale infernale et surtout  très émue par les qualités humaines de l’héroïne qui protège jusqu’au bout sa petite sœur. C’est une bd essentielle pour moi à faire lire à nos adolescents pour les inciter à rompre le silence. Glaçant, oppressant mais terriblement essentiel.

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Ciao Bella de Serena Giuliano aux Editions Cherche-Midi : Anna a peur – de la foule, du bruit, de rouler sur l’autoroute, ou encore des pommes de terre qui ont germé… Et elle est enceinte de son deuxième enfant. Pour affronter cette nouvelle grossesse, elle décide d’aller voir une psy. Au fil des séances, Anna livre avec beaucoup d’humour des morceaux de vie. L’occasion aussi, pour elle, de replonger dans le pays de son enfance, l’Italie, auquel elle a été arrachée petite ainsi qu’à sa nonna chérie. C’est toute son histoire familiale qui se réécrit alors sous nos yeux… À quel point l’enfance détermine-t-elle une vie d’adulte ? Peut-on pardonner l’impardonnable ? Comment dépasser ses peurs pour avancer vers un avenir meilleur ?

Un roman feelgood parfait pour une lecture de transat en une chaude apm de confinement. L’écriture est légère, évidemment si vous suivez comme moi Séréna sur les réseaux sociaux, beaucoup de faits ne vous seront pas inconnus ! C’est peut-être ce qui m’a manqué en fait, un peu de surprise ! Sympathique !

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Adoptée de Denis Labayle et Thérèse Lemoine aux Editions Synchronique : Thérèse Lemoine est une rebelle. Quand à 20 ans un chauffard la condamne à vivre dans un fauteuil roulant, elle se révolte contre le sort. Elle s’initie à l’escrime et devient championne du monde, trois fois médaillée olympique. Avec une ténacité incroyable, cette Bretonne globet-trotteuse parcourt le monde de la Thaïlande à l’Équateur.   Mais les années ne parviennent pas à effacer son désir maternel. À 40 ans, malgré le célibat, malgré le handicap, elle décide d’adopter un enfant. Elle rencontre Olga, une petite fille russe de 7 ans. Commence alors la plus aventureuse de ses aventures : devenir maman, et rien ne se passe comme prévu.
Avec le style fluide qu’on lui connaît, Denis Labayle raconte la surprenante histoire de ces deux cabossées de la vie. Deux fortes personnalités qui s’attirent, se repoussent, se déchirent et s’embrassent.

L’ouvrage devait sortir le 15 avril mais il sortira en juin, c’est un témoignage très fort et très touchant sur une situation d’adoption, dans un contexte particulier puisque Thérèse est seule mais aussi en fauteuil roulant. Ce qui m’a particulièrement intéressée c’est de voir ce récit se construire en confrontant les deux points de vue, celui d’Olga le petite fille et celui de Thérèse la maman. Les ressentis sont souvent différents parfois contradictoires mais en tout c’est une très belle histoire d’amour entre une mère et sa fille.

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Après la Violence, la Vie: L’énigme du déni de grossesse de Frédéric Chahmerian aux Editions du Panthéon : Il aura suffi d’un week-end printanier pour bouleverser une famille. Hospitalisée en urgence pour des douleurs au ventre, la fille de l’auteur, âgée de 17 ans, est en train d’accoucher après un déni de grossesse… Comment devenir grand-père en de telles circonstances ? L’auteur partage la brutalité de l’annonce, la souffrance devenue joie, les questions qu’on se pose sans toujours trouver de réponse.

Un autre récit de vie qui m’a bien accroché, tout d’abord par ce sujet tellement mystérieux que celui du déni de grossesse mais aussi car il raconte comment une famille se reconstruit dans l’amour et la bienveillance quand sa composition se retrouve chamboulée.

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Les Carnets d’enquêtes d’Halinéa: L’affaire Stéphanie (Rouge) de Isabel Lavarec aux Editions Ex Aequo : Stéphanie, une étudiante a disparu. Un corps est trouvé dans la forêt urbaine avoisinante. Une instruction est ordonnée. En stage scolaire au commissariat, Halinéa, détective en herbe, décide de mener l’enquête en catimini. La considérant un peu trop investigatrice, le brigadier-chef Jacques la déplace dans un laboratoire scientifique et lui lance un défi. Elle le relève. Aidée par ses tuteurs João et Séverine, pour les connaissances, et, de ses amis Xavier et Caro pour les recherches, elle réussit l’épreuve avec brio… ce qui n’est pas du goût de certains qui réagissent parfois violemment. Malgré les interdictions et les dangers encourus, la protagoniste réussira-t-elle à confondre le ou la coupable ? L’affaire Stéphanie, nouvelle enquête menée tambour battant par l’héroïne, traite aussi du problème de la phobie scolaire.

Un polar à partager avec vos ados ! Du suspense, de l’humour, de l’amour, de l’amitié, des histoires d’ado, de l’énigme policière et surtout une héroïne atypique, au franc-parle, aux idées bien arrêtées et terriblement attachante qui serait la version ado du capitaine Marleau interprété à la tv par Corinne Masiero. Très sympa, j’espère que ce titre sera le début d’une longue série !

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Personne n’a peur des gens qui sourient de Véronique Ovaldé aux Editions J’ai Lu : Un jour de juin, Gloria embarque ses filles sans préavis pour la maison alsacienne où, enfant, elle passait ses vacances. Quelle menace fuit-elle ? Pour le savoir, if faudra revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé, rencontrer Giovannangeli, qui l’a prise sous son aile à la disparition de son père, lever le voile sur la mort de Samuel, le père de ses enfants, et comprendre enfin le rôle de l’avocat Santini dans cette histoire. Jusqu’où peut-on protéger ses enfants ? Dans ce roman tendu à l’extrême, Véronique Ovaldé met en scène une mère dont l’inquiétude face au monde se mue en un implacable sang-froid pour l’affronter.

Excellent roman, ce livre fait partie des ouvrages où l’auteur vous « ballade », vous êtes envoutés par ce récit, vous sentez planer la part de mystère sans réussir à saisir d’indices et la fin vous cueille littéralement ! Bref j’ai été scotchée par ce titre qui bascule du roman à la tragédie !

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Le Bonheur n’a pas de rides de Anne-Gaëlle Huon aux Editions Le livre de Poche : Le plan de Paulette, quatre-vingt-cinq ans, semblait parfait : jouer à la vieille bique qui perd la tête et se faire payer par son fils la maison de retraite de ses rêves dans le sud de la France. Manque de chance, elle échoue dans une auberge de campagne, au milieu de nulle part. La nouvelle pensionnaire n’a qu’une idée en tête : quitter ce trou, le plus vite possible ! Mais c’est compter sans sa nature curieuse et la fascination que les autres résidants, et surtout leurs secrets, ne tardent pas à exercer sur elle. Que contiennent en effet les mystérieuses lettres trouvées dans la chambre de monsieur Georges ? Et qui est l’auteur de l’étrange carnet trouvé dans la bibliothèque ? Une chose est certaine : Paulette est loin d’imaginer que ces rencontres vont changer sa vie et peut-être, enfin, lui donner un sens.

ATTENTION PEPITE ! C’est juste, c’est drôle, c’est émouvant, c’est original, c’est délicat, c’est pétillant on y découvre des petites histoires dans l’histoire, de celles qui ont construit ces beaux personnages avec leurs caractères, leurs forces, leurs faiblesses ! Enorme coup de cœur !

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Tout ce qui nous répare de Lori Nelson Spielman aux Editions Pocket : Erika Blair a tout pour être heureuse : deux adolescentes qu’elle adore et une carrière florissante d’agent immobilier. Sa vie bascule le jour où sa fille aînée meurt dans un accident de train à l’âge de dix-neuf ans. Pour Erika, tout s’effondre. C’est alors qu’elle reçoit un e-mail mystérieux :  » Chasse ce qui te pèse et cherche ce qui t’apaise.  » Elle connaît cette citation et se persuade qu’elle pourrait provenir de sa fille qui aurait survécu… Erika se lance dans une quête qui la conduit sur l’île de son enfance. Là-bas, elle devra comprendre que le chemin pour retrouver ses filles n’est pas celui qu’elle croyait.

ENORME COUP DE COEUR AUSSI ! J’ai découvert cette auteur grâce au Club des blogeurs lecteurs de Cleophis il y a quelques années ! C’est le 3ème roman que je lis d’elle, et j’étais ravie de me replonger dans un nouvel ouvrage de cette auteure dont j’apprécie le style mêlant légèreté, questionnement intérieur, et sagesse. Je me suis une nouvelle fois laisser embarquer dans cette histoire, j’ai vibré, j’ai pleuré, j’ai été très touchée par ce beau récit et ces personnages.

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D’après une histoire vraie de Delphine de Vigan aux Editions Jc Lattès : « Encore aujourd’hui, il m’est difficile d’expliquer comment notre relation s’est développée si rapidement, et de quelle manière L. a pu, en l’espace de quelques mois, occuper une place dans ma vie.
L. exerçait sur moi une véritable fascination.
L. m’étonnait, m’amusait, m’intriguait. M’intimidait. (…) L. exerçait sur moi une douce emprise, intime et troublante, dont j’ignorais la cause et la portée. »

LA CLAQUE ! J’aime beaucoup l’écriture de Delphine de Vigan et ce roman m’a littéralement happé. On y découvre la perversité, la manipulation dans tout ce qu’elle a de plus sournois. La fin vient chambouler le lecteur, on est balloté entre réel et fiction mais indiscutablement ému.

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Un autre regard sur Montessori de Anaïs Morlot aux Editions L’harmattan : Cet ouvrage questionne l’engouement actuel pour la méthode Montessori créée au début du XXe siècle, en remplaçant l’évolution de cette pédagogie dans son contexte historique et en s’appuyant sur une lecture sans détour des ouvrages de Maria Montessori. Cette étude permet de prendre du recul sur l’image dorée de la pédagogue véhiculée par les médias et un film documentaire sorti en 2017, en revenant sur des éléments de sa biographie passés sous silence par les publications françaises.

Un ouvrage très bien documenté et intéressant pour le débat qu’il ouvre sur la partie théorique mais qui manque cruellement d’observation sur la pratique de ces méthodes qui ne peut selon moi se résumer à un listing d’écoles ou à 2/3 expériences médiatiques . J’ai eu l’impression que l’ouvrage tentait de saborder Montessori en égratignant d’autres pédagogues et Céline Alvarez au passage. Moi qui suis une pédagogue de terrain, j’ai eu plusieurs fois envie de crier à l’auteure que certes la pédagogie Montessori inspirait beaucoup d’enseignants et de parents mais qu’en aucun cas il ne s’agissait d’une secte, que les enseignants qui la pratiquent ne la prennent pas pour une méthode miracle et qu’elle se pratique en réalité dans les écoles dans une vraie complémentarité avec d’autres méthodes, nous ne sommes pas des disciples abêtis mais des pédagogues libres et conscients de notre chance de mixer des façons d’aborder les apprentissages.

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Ma copinet Mathilde a mis au monde un ptit bébé tout neuf vendredi ! Félicitations et plein de bonheur à vous 6 ! Son billet de lectures mensuelles n’est donc pas encore en ligne, mais n’hésitez pas à aller relire ses anciens posts sur son blog.

Ces livres (à l’exception de Ciao Bella, Le bonheur n’a pas de rides,

Tout ce qui nous répare et D’après une histoire vraie) ont été reçus en SP, Merci !

Pour vous procurer ces ouvrages

un clic sur les titres ou les couvertures

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